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Lendemains perdus

Lendemains perdus

Vendredi

30 Septembre 2005

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Ça aurait pu être une journée ordinaire.
Mais ce ne le fut pas.
Quelques mots désolés de patron: "Nous ne pouvons pas faire autrement", un sms envoyé: "Je ne travaille plus... Payé pour trois mois... Rassemble mes affaires... Attends-moi..."
Eventrée la journée ordinaire, poubelle, rebus, finie, adios!
Et d'un instant à l'autre, devoir envisager la vie différemment.
On relève la tête, et le futur n'a plus la même gueule.
Il lui aurait été plus facile de ressentir quelquechose de violent. Une rage noire. Une délivrance absolue.
Mais il était écartelé entre sa tristesse, sa colère, ses craintes, ses envies...
Et parce qu'il fallait rester debout, ne pas se laisser aller, il envisagea de nouvelles voies.
Un mélange d'excitation et de peurs profondes accrochée au ventre.
Ils se souriaient, le coeur gros, se rappelant l'essentiel: ils s'aimaient.
Envers et contre tout.