Jules avait l'âme, le corps, le regard et les mains d'un musicien de jazz.
On l'imaginait sans peine dans un petit bar enfumé souffler sa mélancolie dans une trompette au son chaud, ou, assis, le costume sombre, au bord d'un piano avec au bout de ses doigts fins, un air qui chavire.
Jules avait des rires au goût jazz, des élans rapides de jazz, des mots qui parlaient jazz, des caresses aux langueurs de jazz, la tristesse étouffée des notes de jazz, du bonheur qui respirait le jazz.
Sur les lèvres de Jeanne, il aimait improviser de petits baisers rythmés.
